Les thèmes abordés

Mélopée 1)  La vie est en soi un miracle. Oui la vie est vraiment quelque chose d’extraordinaire ! Et qui ne va pas de soi. Notre capacité d’émerveillement est en même temps une source d’énergie insoupçonnée. Ce que l’on peut faire avec nos mains… Les tout petits qui s’ébrouent entre la mer qui affleure et le sable… Le simple fait de respirer… Tout cela, ainsi que nous-mêmes, ça ne vient pas de nulle part. Ça vient même de très très loin… Pour ceux qui voudraient creuser et approfondir cette question, je conseille vivement la lecture et les conférences de Bertrand Vergely. Il est le chantre de la profondeur…

Mélopée 2) La vie éternelle.La résurrection du Christ, et la vie éternelle comme seule ontologie envisageable, tout cela provient exclusivement de La Très Sainte Miséricorde Divine…

Mélopée 3) Brebis de Dieu. « Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras grand ? » Bien sûr, il est fort peu probable qu’un enfant puisse répondre avec aplomb : Brebis de Dieu ! Et quand bien même, tel serait le cas, dans une famille hyper catho, l’enfant aura encore amplement le temps d’opter pour une vocation autre que celle de notre Sainte Thérèse de Lisieux… Les carrières ainsi que tous les embrigadements, qui conditionnent notre environnement, sont de plus en plus exigeants et aléatoires. Suivre Le Christ est sûrement le comble d’une ambition qui n’aurait que faire d’autres velléités…

Mélopée 4) Vierge Marie Co-Rédemptrice. Dans son ouvrage « Vivre en Marie », le Père Joël Guibert nous dit en page 54 : «  La médiation mariale est subordonnée à l’unique médiation du Sauveur, « *l’union immédiate des croyants avec le Christ ne s’en trouve en aucune manière empêchée, mais au contraire aidée. »(* Concile Vatican II, Lumen gentium n°60)

Nous voilà rassurés et même encouragés dans notre quête de Marie comme maîtresse de vie spirituelle : non seulement elle ne fait pas ombrage au Christ mais elle contribue à nous unir à Lui. »

Louis-Marie Grignon de Montfort, dans son « Traité de La vraie dévotion à la Sainte Vierge » N° 247, nous dit : «  Jésus est tout en Marie et Marie est toute en Jésus ».

À la fin de son ouvrage consacré à Marie, le Père Joël Guibert écrit : « À la fin de son livre de présentation de la doctrine de Grignon de Montfort, le Père François-Marie Léthel, émet une « supplique » en vue du doctorat de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, ceci dans la ligne du doctorat décerné à la petite Thérèse, tellement l’un l’autre semblent s’appeler. Nous ne pouvons que souscrire à cette demande, nous sommes même persuadés qu’elle aboutira à l’heure que déterminera notre Sainte Mère l’Église. 

Puisque cette parfaite dévotion est une voie d’enfance, nous osons avec l’audace de l’enfant, formuler une autre supplique qui nous paraît intimement liée au doctorat de Montfort : «  Saint Père, à quand la promulgation du dogme de Marie Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate ? C’est avec une âme libre d’enfant que Thérèse, lors d’un pèlerinage à Rome, osa demander au pape Léon XIII la permission d’entrer au Carmel à quinze ans. C’est avec la même audace que nous osons lancer cette supplique jusqu’à Rome – audace quelque peu sécurisée il est vrai, puisque la Vierge elle-même, lors des apparitions d’Amsterdam, le demande et l’annonce. Il nous semble en effet qu’un lien si fort unit ce dogme marial et l’axe qui traverse l’enseignement marial de Montfort, que, lorsque ces heureux événements- doctorat de Montfort et proclamation du dogme de Marie Co-Médiatrice- adviendront, tout cela nous apparaîtra comme une sereine évidence. »

Mélopée 5) JOB. Le livre de Job constitue un véritable viatique, eu égard à tout ce à quoi nous sommes exposés… Sans compter que parmi les aléas fâcheux susceptibles de nous perturber, voire de nous accabler, figure en bonne place (et même en tête de gondole, pour ce qui me concerne…), le péché sous toutes ses formes…

                   Et c’est peut-être aussi là, toute la différence observable entre destin et Providence…

Mélopée 6) Heureux les cœurs purs. Dans son encyclique consacrée aux Béatitudes, le pape François considère de façon assez  géniale que Les Saintes Béatitudes devraient tout simplement et tout naturellement : faire office de « carte d’identité du chrétien »…

Mélopée 7) Jesus my Love. Cette mélopée chante tout simplement un air respirable et inspirable à l’anglo-saxone…

Mélopée 8) La confiance. Elle demeure en soi, une condition sine qua non, pour assumer la providentielle Miséricorde divine.

    Dans le chapelet de la Miséricorde que le Christ nous a confié et enseigné par l’entremise de sa sainte secrétaire, Faustine Kowalska (Petit journal), on dit expressément : « Jésus, j’ai confiance en toi ! » La Miséricorde, ça fonctionne : avec, et grâce à la Confiance…

Mélopée 9) La Sainte Croix. Justement dans ce fameux « Petit Journal », Le Christ insiste de façon quasi impérieuse sur l’intérêt extrêmement puissant qu’il y a à « méditer sa Passion » … Et quand il le demande à Faustine, c’est bien entendu aussi à nous autres que cela s’adresse…

Mélopée 10) Je suis avec vous. Il s’agit là, de sentir une présence… Sa présence…  Présence toute eucharistique, transcendante et spirituelle…

Mélopée 11) MERCI ! Nous pouvons ici penser, par exemple, à l’épisode de la guérison des dix lépreux, rapporté exclusivement dans l’Évangile selon Luc (chapitre 17, versets 11 à 19).  

Alors que Jésus traverse la région entre la Samarie et la Galilée, dix lépreux l’interpellent en lui demandant pitié. Il les envoie se montrer aux prêtres, et c’est en chemin qu’ils se trouvent tous guéris. Cependant, un seul d’entre eux — qui se trouve être un Samaritain (donc considéré comme un étranger et un paria par les religieux de l’époque) — fait demi-tour pour se jeter aux pieds de Jésus et le remercier. Jésus formule alors sa célèbre remarque : « Les dix n’ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? »  

Ce récit met en lumière la différence entre la simple guérison physique (obtenue par les dix) et le salut spirituel complet accordé à celui qui sait manifester sa reconnaissance et sa foi (« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé »). Et puis, on ne le dit jamais assez : tout est grâce ! (Bernanos)

Mélopée 12) VENI CREATOR.

Viens, Esprit Créateur,

Visite l’âme de tes fidèles,

Emplis de la grâce d’En-Haut

Les cœurs que tu as créés.

Toi que l’on nomme le Conseiller, 

Don du Dieu Très-Haut,

Source vive, feu, charité,

Invisible Consécration.

Tu es l’Esprit aux sept dons,

Le doigt de la main du Père,

L’Esprit de vérité promis par le Père,

C’est toi qui inspires nos paroles.

 Allume en nous ta lumière,

Emplis d’amour nos cœurs,

Affermis toujours de ta force

La faiblesse de notre corps.

 Repousse l’ennemi loin de nous,

Donne-nous ta paix sans retard,

Pour que, sous ta conduite et ton conseil,

Nous évitions tout mal et toute erreur.

 Fais-nous connaître le Père,

Révèle-nous le Fils,

Et toi, leur commun Esprit,

Fais-nous toujours croire en toi.

 Gloire soit à Dieu le Père,

au Fils ressuscité des morts,

à l’Esprit Saint consolateur,

maintenant et dans tous les siècles. Amen. 

Mélopée 13) Bénédiction. Les bénédictions ont toutes quelque chose de baptismal, alors que les baptêmes sont à leur tour : la bénédiction des bénédictions… Quant à la Sainte Trinité, elle est bien sûr de la partie…

Mélopée 14) Abandon. Ce sentiment d’être dépossédé de son oeuvre; dans une gratitude élémentaire, et qui ne saurait faire autrement que de considérer que toute création positivement bonne en soi, et jusqu’à la Création elle-même, n’est autre que l’œuvre effective de notre seul Créateur… Ce sentiment là, constitue immanquablement une véritable délectation extatique… Et puis, s’abandonner dans le Christ… Quoi de plus efficient ?

Mélopée 15) Je ne suis pas digne. (…) De te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri… C’est le sublime paradoxe, dans son exigence, mais aussi dans son évidence : Moins on se sent digne, et plus on l’est…

Mélopée 16) MEA CULPA. Dans Les Frères Karamazov, le vieux moine Zosime enseigne cette idée théologique et philosophique majeure de Dostoïevski : « Chacun de nous est coupable de tout envers tous et pour tout » (souvent reformulé par l’idée que l’homme doit s’accuser et porter la responsabilité des péchés du monde entier pour espérer la rédemption). Cela dit, aurions-nous d’autre choix que de confesser nos travers ? 

Mélopée 17)Eucharistie. L’Eucharistie n’a pas forcément vocation à s’interdire le territoire horizontal de la Techno… Entre George Orwell et la Caverne de Platon s’opère un déhanchement électrique…

Mélopée 18) … Quand bien même « le chemin » serait tout sauf sereinement silencieux…

Mélopée 19)  Le FIORETTO 8   (Des Fioretti de Saint François d’Assise) est un texte, pour le coup, électrique !

Chapitre 8

COMMENT SAINT FRANÇOIS, CHEMINANT AVEC FRÈRE LÉON, LUI EXPOSA CE QU’EST LA JOIE PARFAITE 

Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte-Marie des Anges avec frère Léon, au temps d’hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donne­raient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n’est point la joie parfaite. » Et saint François allant plus loin l’appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait les aveugles voir, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l’ouïe aux sourds, le marcher aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu’en cela n’est point la joie parfaite. » Mar­chant encore un peu, saint François s’écria d’une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Ecritures, en sorte qu’il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu’en cela n’est point la joie parfaite. » Allant un peu plus loin, saint François appela encore d’une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère Mineur parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu’il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu’en cela n’est point la joie parfaite. » Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d’une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prê­cher qu’il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n’est point la joie parfaite. »

Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l’interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie par­faite. » Et saint François lui répondit : « Quand nous arri­verons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frè­res », et qu’il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu’il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu’à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d’injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et cha­rité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous persistons à frapper, et qu’il sorte en colère, et qu’il nous chasse comme des vauriens impor­tuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d’ici misérables petits voleurs, allez à l’hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le sup­plions pour l’amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu’il dise, plus irrité encore : « Ceux-ci sont des vauriens impor­tuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s’il sort avec un bâton noueux, et qu’il nous saisisse par le capu­chon, et nous jette à terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les nœuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pen­sant aux souffrances du Christ béni, que nous devons sup­porter pour son amour, ô frère Léon, écris qu’en cela est la joie parfaite. Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l’Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi­-même, et de supporter volontiers pour l’amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glori­fier, puisqu’ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l’Apôtre : « Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu de Dieu ? Et si tu l’as reçu de lui, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu l’avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribu­lation et de l’affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c’est pourquoi l’Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n’est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ. »

A qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.

Mélopée 20) AVE MARIA. Ça s’écoute, ça se chante et se chaloupe…

Mélopée 21) Viens vite à mon secours. Au début des vêpres on commence souvent par cette supplique : «  Viens vite à mon secours »

                     Y a pas mieux comme introduction…

Mélopée 22) Miséricorde, alpha et omega. La fête de la Sainte Miséricorde réclamée par le Christ en Personne (justement dans le petit Journal de Sainte Faustine), et instituée par Saint Jean Paul II, demeure, si l’on y réfléchit un tant soit peu, plus importante que Noël, plus importante que Pâques, et même : plus importante que Noël et Pâques réunis ! Car sans l’Infinie et Très Sainte Miséricorde de Dieu, il n’ y aurait ni Noël ni Pâques !

Mélopée 23) Vous êtes des dieux. En Jean 10-34_ « Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : vous êtes des dieux ? » » Non sans une indicible et bienveillante ironie, Le Christ, sur ce coup, est on ne peut plus sérieux… Notre foi et l’Esprit Saint sont là pour en attester : il y a, en toute cohérence, et par la force des choses, du divin en nous…

Mélopée 24) VADE RETRO SATANAS. Quand Le Christ annonce l’avènement de sa Passion et de sa Résurrection, il connaît par avance la réaction d’un auditoire qui n’est absolument pas préparé à une telle annonce. Saint Pierre éberlué et quelque peu asphyxié de spontanéité, réagit mécaniquement : qu’est-ce que tu nous racontes-là ? «  Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. » Et Jésus de lui rétorquer solennellement : «  Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (Matthieu 16:23)

Jésus sait très bien que notre pauvre bougre de Saint Pierre ne pense pas à mal… Il est seulement piloté par ce qui visiblement existait déjà à l’époque, à savoir une certaine bien-pensance avec son cortège gélatineux de « bons sentiments »… 

L’Évangile, c’est vraiment quelque chose de radical. À un point tel que, dans son essence, il n’y a pas l’ombre d’une place pour « les bons sentiments ». Le Christ va même jusqu’à les considérer tout bonnement comme la marque du diable ! 

Eh oui, La Passion et la Résurrection du Christ, ça n’a rigoureusement rien à voir avec les bons sentiments. 

Et quand on est au pied de la Croix, on est juste transi. Et il est on ne peut plus clair que « les bons sentiments » n’y ont absolument pas leur place ! 

Non content d’avoir déjà ébranlé son auditoire, Le Christ en remet une couche : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. »

Là encore, on ne se départit en aucune façon du radicalisme christique…

Comment interpréter « renoncer à soi-même » et « perdre sa vie à cause du Christ pour la trouver » ? 

C’est de l’ordre d’une certaine conversion. « Renoncer à soi-même », c’est renoncer aux « pensées des hommes » et « perdre sa vie à cause du Christ pour la trouver », c’est accéder et adhérer enfin et définitivement aux seules « pensées de Dieu ». 

Une telle conversion reste davantage l’œuvre du Saint Esprit que la nôtre… 

( Et d’ailleurs c’est souvent comme ça : les exhortations christiques sont davantage : des résultats déjà présents et obtenus par l’œuvre du Saint Esprit, que des challenges à proprement parler…) (La nuance est de taille, et plutôt encourageante…) Le fruit est palpable et le challenge potentiellement improbable…

Autrement dit : il s’agit de donner ou d’avoir déjà donné miraculeusement tout simplement un nouvel axe à sa vie… 

C’est comme si c’était fait…!

Alors, quitte à passer immanquablement pour un « désaxé » vis à vis du monde, il s’agira là, d’axer sa vie sur un Tsunami dont on n’a pas idée : celui de l’insondable et foncièrement fondamentale Miséricorde de Dieu…

Mélopée 25) Sacerdoce royal. « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde.… »

(1 Pierre 2:9)

« Le sacerdoce royal n’est pas l’affaire d’une caste ou d’une fonction exclusive, mais la vocation ontologique de tout baptisé appelé à relier la création à son Créateur. »

« La royauté spirituelle ne réside pas dans la domination ou la puissance extérieure, mais dans la générosité de l’amour et la capacité à offrir le monde dans le silence et la prière. »

Le concept de « sacerdoce royal » dans le contexte chrétien désigne l’identité collective des croyants en tant que rois et prêtres, chargés de représenter Dieu dans le monde et d’offrir des sacrifices spirituels. Il souligne l’élévation des croyants à un statut privilégié, les désignant comme représentants de Dieu et médiateurs entre Dieu et l’humanité, avec des responsabilités de culte et d’intercession.

Cette notion met en évidence la dignité royale et l’autorité spirituelle que possèdent les croyants dans leur service envers Dieu et leur rôle de médiation entre Dieu et l’humanité. Les chrétiens sont considérés comme une communauté choisie, ointe par Dieu, et investie d’une mission de service et de représentation de Sa volonté sur terre.

Le « sacerdoce royal » est également une manière de désigner l’Église dans son ensemble, soulignant sa responsabilité collective de servir et d’adorer Dieu, en référence à l’identité d’Israël. Tous les croyants du Nouveau Testament partagent ce statut sacerdotal, qui leur est conféré par le Christ. L’apôtre Pierre, dans sa première épître, fait référence à tous les croyants comme faisant partie d’un sacerdoce royal, insistant sur leur égal accès à Dieu et leur vocation à servir. C’est un peuple saint, une nation élue, appelée à la souveraineté et au service de Dieu par la prière et les offrandes spirituelles. Le « sacerdoce royal » implique la culture et la célébration de la beauté à tous les niveaux. C’est l’intégration de l’autorité royale et des responsabilités sacerdotales, à l’image du Messie. 

Comme Jésus, reconnu prêtre, prophète et roi, nous pouvons cumuler ces trois mandats reçus au baptême en participant activement à la mission du Christ, à sa suite et dans nos vies.

Saint Augustin : «  Réduire Dieu à une fonction d’assistance, c’est lui ôter son caractère fondamental »

C’est se l’ôter à soi-même.

Mélopée 26) Avant le commencement, Dieu t’a déjà choisi. Le projet de Dieu est providentiel. La Miséricorde de Dieu ne l’est pas moins. Tout est grâce et providence.

Au point que quand on respire la Providence Divine, on ne croit plus trop au hasard, mais davantage à la prédestination…

Dans l’épître aux Éphésiens (Chapitre 1, verset 4)

« En lui [Christ], il nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui dans la charité ».

Dans la deuxième épître à Timothée (Chapitre 1, verset 9)

Ce texte insiste sur le fait que ce plan divin et cette grâce nous ont été donnés avant les temps éternels :

« [Dieu] qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels » (ou « avant les origines du monde » selon les traductions).

Dans l’épître aux Romains (Chapitre 8, versets 29-30)

Paul développe la chaîne des interventions de Dieu, qui commence dès la « préconnaissance » et le choix :

« Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils… Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés… »

L’idée que chaque personne est pensée, aimée et choisie par Dieu avant le commencement (avant la création de l’univers et de toute vie) est un pilier de la théologie chrétienne de la grâce. Elle exprime l’idée que l’existence humaine ne relève pas du hasard, mais d’une intention d’amour éternelle de Dieu.

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